21.3.11

La Féline de Jacques Tourneur : le cadre comme lieu de protection



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La Féline est un film américain de Jacques Tourneur de 1942. Une femme amoureuse d’un ingénieur naval se transforme en félin. C’est un exemple majeur de la question du hors champ et du cadre au cinéma. Le grognement du félin, le monstre ne vient jamais dans le champ. Étymologiquement  monstre vient du verbe montrer. Le monstre, c’est celui que l’on ne voit pas, celui qui fait peur. La scène de la piscine, qui fut gardé à l’identique dans  la version de 1982, est un moment important dans cette question de champ.



La Féline de Jacques Tourneur
Le personnage principal Alice se change et se dirige vers la piscine. Elle aperçoit une ombre et prend peur. Sautant dans la piscine pour se protéger, elle saute littéralement dans le cadre. Un cadre protecteur. Les bruits de la panthère et l’atmosphère angoissante est à son paroxysme.  Le hors champ, c’est l’obscurité autour de la piscine.  Alice est « réduite à un petit animal en cage, hors de son élément ». Prise au piège dans les champs mais à la fois se sentant en sécurité. Le cadre devient ici lieu de vie, un espace de protection entre dehors et dedans.


Constance De Grimouard 4ème année



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